Gauzlin de Paris
Décédé(e) en 886
Gauzlin appartient à l’entourage des grands qui servent les derniers Carolingiens. Avant de devenir évêque de Paris, il a occupé des fonctions monastiques et politiques qui le placent au contact du pouvoir royal. Cette expérience compte lorsque la flotte viking paraît devant la cité en novembre 885.
Avec le comte Eudes, il fait renforcer les ponts et conduit la défense. L’île de la Cité ne peut être prise tant que ces passages ferment la Seine. Abbon le montre priant, négociant et combattant ; le portrait est celui d’un évêque dont la charge spirituelle n’exclut ni l’organisation militaire ni la protection concrète des habitants.
Gauzlin tente aussi d’obtenir une aide extérieure et participe aux discussions avec les assiégeants. Il meurt en avril 886, probablement pendant l’épidémie qui frappe les défenseurs. Eudes poursuit la résistance et recueille une part majeure de la renommée du siège.
Son rôle empêche de réduire Paris à l’exploit solitaire d’un futur roi. La défense repose sur une communauté, des ouvrages, un évêque, un comte et des combattants. La mémoire robertienne a retenu Eudes ; Gauzlin permet de comprendre comment cette gloire s’est construite avec d’autres.