Robert le Fort
Décédé(e) en 866
Les origines lointaines de Robert le Fort ont suscité des constructions généalogiques qu’aucune source ne permet de transformer en certitude simple. Ce qui devient visible au milieu du IXe siècle est sa place dans l’aristocratie de Charles le Chauve. Le roi lui confie des honneurs et des responsabilités militaires dans l’Ouest du royaume.
Son pouvoir s’appuie sur des comtés, des abbayes contrôlées par un laïc et une mission de défense contre les Bretons et les groupes vikings. L’ensemble n’a pas les frontières d’un duché tardif. Il forme un réseau de charges et de fidélités, dépendant de la faveur royale mais capable de donner à son détenteur une force régionale.
En 866, Robert affronte des Vikings près de Brissarthe, dans l’actuel Maine-et-Loire. Il remporte d’abord un avantage, puis est tué lors de la reprise du combat. Sa mort laisse Eudes et Robert encore jeunes. Hugues l’Abbé exerce alors les responsabilités qui avaient fait la puissance de leur père.
Robert le Fort mérite sa place dans France Royale parce qu’il explique ce dont héritent réellement ses fils : un nom prestigieux, des réseaux et une mémoire militaire, mais pas une succession automatique. Eudes doit reconquérir une position par la défense de Paris ; Robert Ier doit pendant trente ans négocier la sienne avec Charles le Simple.