Bataille de Soissons
15 juin 923
BatailleAu printemps 923, Charles le Simple recrute en Lotharingie puis marche rapidement vers l’ouest. Robert a relâché une partie de ses forces après des négociations et se trouve près de Soissons. L’affrontement du 15 juin oppose deux souverains consacrés, chacun persuadé de défendre sa royauté légitime.
Flodoard résume la violence du choc et la mort de Robert, transpercé de lances. Des traditions postérieures donnent davantage de détails, jusqu’à faire de Charles le meurtrier de son rival. Leur précision croissante ne garantit pas leur exactitude ; le témoignage le plus proche reste beaucoup plus sobre.
La disparition de Robert ne disloque pas son armée. Hugues le Grand, son fils, et Herbert de Vermandois maintiennent ou ramènent des forces qui font reculer Charles. Le Carolingien survit, mais ne peut rentrer en roi victorieux dans le cœur de la Francie.
Quelques semaines plus tard, les opposants élisent Raoul de Bourgogne. Charles sera ensuite capturé par Herbert de Vermandois. La bataille n’a donc restauré ni l’unité ni le vainqueur attendu : elle a supprimé un roi tout en confirmant la défaite politique de l’autre.