Révolte et élection de Robert Ier
Du printemps au 30 juin 922
Révolte et avènementDepuis plusieurs années, les rapports entre Charles le Simple et les grands de Francie occidentale sont tendus. La politique du roi en Lotharingie mobilise ses efforts ; son conseiller Haganon, jugé de rang inférieur par les princes, reçoit des faveurs qui paraissent menacer leurs réseaux.
La concession de l’abbaye de Chelles à Haganon, au détriment de Rothilde, tante du roi et belle-mère d’Hugues le Grand, déclenche la rupture de 922 selon Flodoard. Ce motif concret ne suffit pas à lui seul : il rend intolérable un déséquilibre plus ancien entre le roi et ceux dont il dépend militairement.
Charles quitte Laon et cherche des appuis en Lotharingie. Les révoltés décident alors de transformer leur coalition en royauté concurrente. Robert possède l’âge, le prestige et les forces nécessaires. Le 29 juin, les grands le choisissent ; le 30, Gautier de Sens le consacre à Saint-Remi de Reims.
Le sacre ne clôt pas le conflit. Deux hommes portent le titre royal et chacun considère l’autre comme un usurpateur. Robert obtient des soutiens en Lotharingie et cherche l’entente du roi de Germanie, tandis que Charles reconstitue une armée.