Sigismond de Burgondie
Décédé(e) en 524
Avant même de succéder à Gondebaud en 516, Sigismond s’est rapproché du christianisme nicéen. En 515, il soutient la fondation de Saint-Maurice d’Agaune, organisée autour d’une liturgie continue. Le sanctuaire affirme à la fois une dévotion personnelle et une manière de donner au pouvoir burgonde un appui religieux propre.
Son règne est brisé par une crise familiale. En 522, Sigismond fait tuer son fils Sigeric dans un conflit de cour que Grégoire de Tours transforme en récit de faute et de remords. Le roi cherche ensuite la pénitence à Agaune. Le meurtre affaiblit sa position et fournit aux rois francs un contexte favorable à l’intervention, sans expliquer à lui seul toutes les causes de la guerre.
Renversé en 523, Sigismond est capturé par Clodomir. En 524, le roi franc le fait exécuter avec sa femme et ses enfants près d’Orléans. Son frère Godomar poursuit pourtant la résistance burgonde. La mémoire de Sigismond prend alors un cours inattendu : honoré comme martyr et pénitent, il reçoit un culte à Agaune. Le vaincu politique survit ainsi comme saint royal, tandis que son royaume disparaît dix ans plus tard.