Capétiens
987 – 1328
3 siècles15 roisLorsque Hugues Capet reçoit la couronne en 987, rien ne garantit que ses descendants la conserveront pendant plus de trois siècles. Cette extraordinaire continuité constitue peut-être leur première réussite.
De génération en génération, la succession héréditaire finit par paraître naturelle. La couronne se détache progressivement de l’idée qu’elle pourrait simplement revenir au candidat choisi parmi plusieurs grands du royaume.
Dans le même temps, le domaine royal s’agrandit. Philippe Auguste constitue ici un tournant majeur : le roi, qui disposait jusque-là d’un espace relativement restreint, contrôle désormais directement une part beaucoup plus importante du royaume.
Cette croissance oblige la monarchie à évoluer. Baillis, sénéchaux, agents financiers, juristes et institutions judiciaires rendent progressivement le gouvernement moins dépendant de la présence physique du souverain. Le Parlement, qui devient la grande cour de justice royale, et la Chambre des comptes, chargée de contrôler les finances du roi, prennent peu à peu une forme plus permanente.
Les Capétiens construisent également une certaine idée de la royauté. Le roi est sacré, protecteur de l’Église, justicier et seigneur placé au sommet de l’ordre féodal. Mais avec le temps son autorité tend à dépasser ce simple cadre féodal.
La branche directe s’éteint en 1328. La famille capétienne, elle, est loin de disparaître.
Les Valois qui lui succèdent sont des Capétiens. Les Bourbons le seront également.
Hugues Capet ne fonde donc pas seulement une dynastie de quinze rois directs. Il fonde la maison dont seront issues les principales dynasties qui régneront sur la France pendant les siècles suivants.