La Bulgarie de Siméon menace Constantinople
De 921 à 923, Siméon Ier de Bulgarie poursuit sa guerre contre Byzance et réclame une dignité impériale. Ses armées peuvent atteindre les environs de Constantinople, tandis que l’absence d’une flotte suffisante protège la capitale. Pendant les onze mois de Robert, deux rois se disputent la Francie ; dans les Balkans, deux souverains discutent par la guerre le titre d’empereur. Le parallèle situe l’affrontement franc dans un siècle où les rangs politiques restent partout l’objet de rapports de force.
Ibn Fadlan atteint la Volga
En mai 922, l’envoyé du calife Ahmad Ibn Fadlan atteint le souverain des Bulgares de la Volga. Son récit décrit les étapes du voyage, les rites observés et les marchands rūs qui empruntent les grands fleuves. L’année où Robert est choisi à Reims, une ambassade venue de Bagdad parcourt donc des milliers de kilomètres jusqu’aux confins des steppes. Ce trajet révèle un monde relié par la diplomatie, la fourrure, l’argent et la navigation fluviale.
Al-Hallaj est exécuté à Bagdad
En mars 922, le mystique al-Hallaj est exécuté à Bagdad après des années de prison et un procès où se croisent théologie, droit et rivalités de cour. Ses paroles sur l’union avec Dieu divisent les savants et inquiètent le pouvoir ; sa mort nourrira ensuite une vaste mémoire soufie. La même année, la Francie règle par la révolte la personne de son roi. Bagdad montre une autre société où l’autorité politique cherche, elle aussi, à fixer les limites du religieux.