Robert reconnaît Charles le Simple
Robert applique le compromis conclu par Eudes et se rallie à Charles. Le Carolingien devient l’unique roi ; Robert garde ou reçoit les honneurs qui structurent son pouvoir entre Seine et Loire. Pendant plus de vingt ans, le royaume repose sur cette coopération entre deux forces capables de devenir rivales.
La défense de Chartres précède l’accord normand
Robert participe à la coalition qui force les Vikings de Rollon à lever le siège de Chartres. Charles le Simple négocie ensuite l’accord associé à Saint-Clair-sur-Epte. Le roi fixe le règlement ; les contingents des grands, dont ceux de Robert, ont créé le rapport de force qui le rend possible.
Une première rupture avec le roi
Plusieurs princes quittent Charles en dénonçant la faveur accordée à Haganon et la priorité donnée à la Lotharingie. Robert participe à leur pression, puis revient à un accord avec le roi. La crise se referme provisoirement : en 920, les deux camps disposent encore d’une issue autre que le changement de souverain.
La coalition dépose Charles
Charles retire l’abbaye de Chelles à Rothilde et la confie à Haganon. Comme l’établissement fournit terres, revenus et influence au réseau d’Hugues le Grand, le geste rend les tensions immédiatement matérielles. Robert, Hugues et leurs alliés se soulèvent ; Charles gagne la Lotharingie et ses adversaires préparent une autre royauté.
29–30 juin 922Élection et consécration à Reims
Les princes réunis à Reims choisissent Robert le 29 juin. Le lendemain, Gautier de Sens l’oint à Saint-Remi : le chef de coalition devient un roi consacré. Charles conserve ses fidèles et son propre sacre. La cérémonie ouvre donc une guerre entre deux souverains qui revendiquent la même dignité.
Entente avec Henri Ier de Germanie
Robert rencontre Henri Ier de Germanie près de la Roer, dans la zone disputée de Lotharingie. Leur entente vise à priver Charles d’un appui extérieur et à faire reconnaître le nouveau roi par un souverain voisin. Même en onze mois, Robert mène ainsi une politique qui dépasse son camp français.
Mort à la bataille de Soissons
Charles surprend Robert près de Soissons. Robert tombe dans la mêlée, puis les forces d’Hugues le Grand et d’Herbert de Vermandois obligent l’armée carolingienne à reculer. Le chef robertien meurt ; sa coalition garde le terrain et le pouvoir de choisir le prochain roi.
Juillet 923Raoul de Bourgogne reçoit la couronne
Les vainqueurs choisissent Raoul de Bourgogne, gendre de Robert et membre de la famille bosonide. Hugues le Grand conserve pour sa part les forces et les honneurs robertiens. La parenté relie donc le nouveau roi au défunt, tandis que la couronne et l’héritage familial suivent deux chemins différents.